Samedi 19 juillet à 21h

Saint-Geniez d'Olt - Auditorium

/2014 Concert – 19 juillet à 21h – Saint-Geniez – Auditorium
2014 Concert – 19 juillet à 21h – Saint-Geniez – Auditorium2016-12-02T23:43:17+00:00

 Poissons d’or   Logo Saison Wagner

 FRANZ SCHUBERT La truite

Allegro vivace, Andante, Scherzo, Andantino, Allegro giusto

Nicolas GOURBEIX violon Geneviève STROSSER alto  /  Aurélien SABOURET violoncelle  /  Cédric CARLIER contrebasse  /  Nicolas MALLARTE piano

CLAUDE DEBUSSY  Poisson d’or

Nicolas MALLARTE piano

GEORGES CRUMB  Vox Balanae pour 3 interprètes masqués

Vocalise (… for the beginning of time) – Variations on Sea-Time – Proterozoic (var II)
Paleozoic (var III) – Mesozoic (var IV) – Cenozoic (var V) – Sea-Nocturne (.. for end of time)

Céline NESSI flûte  /  Thomas DURAN violoncelle  /  Nicolas MALLARTE piano

Un petit rafraichissement vous tente par cette chaude fin d’après-midi? Fort à propos, la soirée plonge sous les ondes : dans le bestiaire favori de Céline, et parmi les invités d’honneur de sa majesté piano, la truite de Schubert, lointaine aïeule de la truite d’Olt, toujours bonne nageoire oeil vif inaugure le concert. Le piano poursuit seul avec les reflets fantasques du Poisson d’or de Debussy. De cet extrait du recueil « Images », la rêverie colorée et miroitante se déroule peu à peu tandis que la pénombre s’installe.

Le décor est en place pour la grande plongée, le maître des lieux, fascine par son élégance et sa taille, mais aussi par sa voix charmeuse. C’est en écoutant les enregistrements du chant des baleines que George Crumb eut l’idée de transcrire ces mélopées envoûtantes pour flûte, piano et violoncelle, en utilisant des modes de jeu inhabituels pour chacun des instruments. La voix se méIange au son de la flûte et évoque le chant des sirènes, le piano habille ses cordes d’accessoires inattendus imitant les plus exotiques percussions, le violoncelle se joue de ses harmoniques subaquatiques. L’obscurité ambiante fera bientôt surgir du néant le premier Cétacé Marmot de l’histoire.

Textes : Philippe Pierre