Samedi 25 juillet 2015 à 18h30

Saint-Geniez - Auditorium

/2015 Concert – Samedi 25 juillet à 18h30 – Saint-Geniez – Auditorium
2015 Concert – Samedi 25 juillet à 18h30 – Saint-Geniez – Auditorium2016-12-03T17:31:29+00:00

ERWIN SCHULHOFF (1894-1942) Sonate op 17 pour violoncelle & piano

I Frisch  – II Langasam und getragen – III Fliessend, im tempo di Menuetto – IV Rondo

Thomas DURAN violoncelle  /  Nicolas MALLARTRE piano

FRANZ SCHUBERT Notturno D 897

Amaury COEYTAUX violon  /  Pauline BARTISSOL  violoncelle /  Nicolas MALLARTE piano

PAUL SCHOENFIELD (1947) Trio pour violon, clarinette & piano

Freylakh – March – Nigun – Koztzke

Vincent PENOT clarinette  /  Julien DIEUDEGARD violon  /  Nicolas MALLARTE piano

Tu as bien connu les guerres qui ont traversé l’Europe et troublé Vienne à plusieurs reprises, et l’engagement passionné de tes camarades lors des guerres Napoléoniennes, comme Johann Senn, a fortement marqué la période de tes études au Konvikt. Malheureusement, ces troubles se poursuivront bien au-delà, précipitant les continents entiers dans les pires horreurs. Erwin Schulhof fut de ceux qui payeront de leur vie leur engagement politique idéaliste et leur appartenance au peuple juif.

Erwin Schulhof :
Sonate op. 17 pour violoncelle & piano
De ce chant merveilleux et empli d’émotions, se prolonge la magie du soir sous les plafonds polychromes de l’Auditorium.

Franz Schubert : Notturno D 897     
Je crois que tu avais composé ce mouvement lent de trio en 1827, peut-être en 1828. L’appellation de Nocturne a été inventée plus tard par les éditeurs. Tu as pris le modèle de la fantaisie, opposant violon et violoncelle, traités comme un seul instrument, au piano. L’introduction délicieusement Appassionato accompagne les cordes d’arpèges du piano, puis la partie centrale se construit sur un dialogue à trois parties, abondamment ornementé au piano. Bien sûr, tu n’as pas oublié, dans un souci d’équilibre formel, de terminer par une coda dans la tonalité principale, et sur une reprise thème initial.
En écho aux accents des Schulhoff, voici une pièce plus dans mon époque de Paul Schoenfield.

Paul Schoenfield :
Trio pour violon, clarinette & piano
En 1986, le célèbre clarinettiste David Shifrin suggère à Paul Schoenfield d’écrire un trio pour clarinette, violon et piano. Le défi esthétique – écrire une pièce qu’on peut jouer aussi bien aux mariages et aux autres célébrations juives que pour le public des concerts traditionnels totalement étranger au milieu hassidique – a longuement occupé l’esprit de ce compositeur, souvent comparé à Gershwin. Le résultat montre un mélange excellent d’écriture «classique», de virtuosité instrumentale et de références musicales aux mélodies bien connues des cours hassidiques de l’Europe de l’est. Clairement inspirés de la musique Kletmer, les deux mouvements extraits du Trio sont intitulés Nigun, une mélodie mystique et profondément spirituelle, et Freylakh, danse festive d’une énergie frénétique. Ce dernier morceau demande une telle virtuosité à la clarinette qu’on peut difficilement imaginer son exécution en dehors des salles de concert.

Textes : Philippe Pierre