Vendredi 26 juillet à 21h

Cour des Cloîtres de Saint-Geniez d'Olt et d'Aubrac

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2019-concert-26-juillet-a-21h-Cour-des-cloitres-Saint-Geniez-d-olt-et-d-aubrac2019-04-12T19:44:41+00:00

WOLFGANG AMADEUS MOZART (1756-1791)

Orchestre des étudiants & Violon Jan Orawiec

JOSEF GABRIEL RHEINBERGER (1839-1901) – Nonette Op. 139

Flûte Céline Nessi / Hautbois Jacques Tys / Clarinette Vincent Penot / Cor Jérôme Rouillard / Basson Laurent Lefèvre / Violon Jan Orawiec / Alto Grégoire Vecchioni / Violoncelle Frédéric Audibert / Contrebasse Olivier Thiery

GEORGES BIZET (1838-1875) – Suite de Carmen (Arr. A. Tarkmann)

Flûte Céline Nessi / Clarinette Vincent Penot / Cor Jérôme Rouillard / Basson Laurent Lefèvre / Violon Julien Dieudegard / Violon Manuel Solans / Alto Diederik Suys / Violoncelle Juliette Salmona / Contrebasse Olivier Thiery

Antonín Dvořák

Sérénade op.44

Apparentée à la musique de divertissement, la sérénade est une forme qui concerne plus fréquemment les instruments à vent car elle était destinée à l’origine à être jouée en plein air.
Cependant, il existe des sérénades pour cordes comme la Petite Musique de Nuit de Mozart ou la Sérénade pour cordes op.22 de Dvořák.
La Sérénade pour vents et cordes du même Dvořák a été composée en 1878 pour un ensemble de 10 instrumentistes  ; c’est pour le compositeur une période de célébrité, car la même année verra la publication de ses Danses Slaves qui le feront connaître sur la scène internationale  !
Écrite peu de temps avant, elle en a déjà le style, utilisant des thèmes et des rythmes évocateurs des musiques traditionnelles de Bohème et de Moravie, inspirations relativement nouvelles s’éloignant délibérément des écritures «  à la hongroise  » à la mode de l’époque.
L’oeuvre est plaisante et ménage parfois des surprises : le trio du Menuet plein d’humour, le mouvement lent particulièrement inspiré, et le Finale très enlevé  !
La formation proposée par l’Académie du Festival de Saint-Geniez apportera un allégement à la texture massive et sombre de l’original  : 2 hautbois, 2 clarinettes, 3 cors, 2 bassons, un contrebasson, un violoncelle et une contrebasse. La présence lumineuse de la flûte et du violon, la suppression des doublures d’instruments éclaircira le timbre de cet ensemble orchestral  .

Felix Mendelssohn

Symphony n°4 op.90 (D. Walter)

L’interprétation de cette symphonie, transcrite par David Walter, va être confiée à un ensemble instrumental réduit, où chacune des parties est néanmoins assurée  : le quintette à cordes et tous les vents solistes. Comme beaucoup de jeunes européens aisés lors de leur «  Grand Tour  », Mendelssohn (1809-1847) fut littéralement ébloui par les pays traversés. Il fut submergé d’inspirations musicales à son arrivée en Italie, patrie de toutes les muses et pays de la plus grande joie de vivre, ce qui lui correspondait si bien. Il évoque l’ébauche d’une symphonie dès ses lettres de Venise et écrit ensuite depuis Rome que  «la symphonie italienne progresse à grands pas». On perçoit, notamment dans l’énergie pétillante du premier mouvement débordant d’idées, la lumière et les couleurs du Sud.
Les deux mouvements suivants sont moins ensoleillés  : l’Andante con moto peut évoquer une procession religieuse qui intégrerait le raffinement contrapuntique de Bach. Et le troisième mou­ve­ment illustre la forêt allemande plus que les bois de résineux méditerranéens… Il faut attendre le Saltarello final pour retrouver l’éclat du soleil napolitain, et c’est ainsi que Mendelssohn conclut cette œuvre scintillante, toute d’enthousiasme juvénile, italienne certes, mais surtout très… mendelssohnienne !

Textes sur les concerts 2018 de Marie-Christine Couturier, Danielle Fardou et Christian Clavère.