Lundi 22 juillet à 18h30

Saint-Geniez d’Olt et d’Aubrac - Auditorium

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2019-concert-22-juillet-a-18h30-saint-geniez-d-olt-et-d-aubrac-auditorium2019-04-12T18:54:35+00:00

WOLFGANG AMADEUS MOZART (1756-1791) – Trio KV 502

Violon Jan Orawiec / Violoncelle Frédéric Audibert / Piano Nicolas Mallarte /

AUGUST-KLUGHARDT (1847-1902) – Les chants du roseau Op. 28

Hautbois Jacques Tys / Alto Grégoire Vecchioni / Piano Nicolas Mallarte

JOHANN STRAUSS II (1825-1899) – Valse de l’Empereur Op. 437 (Arr. A. Schoenberg)

Flûte Céline Nessi / Clarinette Vincent Penot / Violon Julien Dieudegard / Violon Manuel Solans / Alto Diederik Suys / Violoncelle Juliette Salmona / Piano Nicolas Mallarte

Alexander Fesca

Septet n°1, op.26

Le Septuor n°1 d’Alexander Fesca (1820-1849) est l’un des deux septuors écrits par ce pianiste allemand, lui-même fils d’un compositeur contemporain de Beethoven, Friedrich Ernst Fesca. Plus connu de son temps pour ses mélodies, bien qu’auteur de quatre opéras, Alexander Fesca est l’auteur d’oeuvres de musique de chambre, en particulier des trios avec piano.
De structure classique bien germanique, ce Septuor en quatre mouvements commence par un Allegro traité comme un concerto pour piano  : il en a l’énergie et la bravoure ainsi que l’écriture «  concertante  » avec le tutti formé par les six autres instruments. On appréciera dans le développement les différents timbres solistes mis tour à tour en valeur par des thèmes mélodiques expressifs.
C’est le cas aussi du très bel Andante où dans la première phrase, le timbre chaleureux du cor est soutenu par le doux tapis harmonique des cordes  ; au centre de ce mouvement, le piano intervient soudainement dans un esprit de révolte où émerge un romantisme plus chromatique. Conformément à la forme tripartite dite «  lied  », le mouvement s’achève dans le lyrisme, la mélancolie et la douceur de son début.
Avec son caractère sautillant, ludique et contrasté, c’est bien un Scherzo dans la tradition beethovenienne que ce troisième mouvement de septuor, bâti sur un ostinato imperturbable de trois croches.
Le Final laisse la part belle au hautbois qui commence par un récitatif solo ; de même, la coda de ce mouvement très lyrique sera introduite par un récitatif du violon solo qui peut surprendre, mais, une fois de plus, évoque Beethoven  !
Enfin, cette œuvre magnifique s’achève avec éclat comme une «  rhapsodie  » concertante  !

Piotr Ilitch Tchaikovsky

Barcarolle

Antonín Dvořák (1841-1904)

Humoresque op.101, n°7

Deux pièces de salon de Tchaikovsky et Dvořák sélectionnées par Muhiddin Dürrüoglu, nous mènent à une détente toute rêveuse.
Du compositeur russe Piotr Ilitch Tchaikovsky, il s’agit de la Barcarolle extraite de l’album Les Saisons (1876), celle-ci ayant pour sous-titre Juin. La Barcarolle, avec son balancement typiquement ternaire, est inspirée par les bateliers de Venise. Le genre de la barcarolle évoque celles de Chopin, ou encore de Gabriel Fauré. Cette courte pièce est une mélodie accompagnée à la main droite  : le thème séduisant et abondamment répété n’étant qu’une simple gamme mineure ascendante.
L’Humoresque de Dvořák est si célèbre qu’on la trouve fréquemment arrangée. C’est la septième pièce de ce nom dans l’opus 101. Son charme tient au refrain qui ressemble à une chansonnette joyeuse avec une succession de rythmes pointés bondissants.

Nikolai Kapustin

Trio op.86

Après des études au conservatoire de Moscou, Nikolai Kapustin, né en Ukraine en 1937, acquiert une solide réputation de pianiste de jazz, de compositeur et d’arrangeur. Considéré aussi bien comme un héritier de la tradition virtuose classique que de celle de l’improvisation de jazz, il mélange dans ses compositions un langage harmonique et rythmique résolument jazz avec des structures classiques. Parmi ses œuvres, on compte vingt sonates pour piano ainsi que des variations et études et six concertos pour ce même instrument.
Le Trio pour flûte, violoncelle et piano op.86 de 1998 est bien représentatif de l’œuvre de N. Kapustin, dans l’apport magnifique du jazz aux genres ou formations classiques.
Il commence par un vigoureux Allegro molto très rythmé  : syncopes, accents déplacés, formules répétées, harmonie typique, dans esprit ludique et puissant fortement marqué par le jazz.
Dans l’Andante, le rôle mélodique de la flûte est bien sûr plus développé. Une certaine étrangeté émane de ce langage atonal, mais consonant.
Dans le final Allegro giocoso, le piano mène la danse sur un rythme endiablé dans une écriture typiquement jazz, avec par exemple une technique d’archet très sèche, presque arrachée, au violoncelle, des pizzicati à la basse et de brillantes envolées de virtuosité à la flûte.

Textes sur les concerts 2018 de Marie-Christine Couturier, Danielle Fardou et Christian Clavère.