Dimanche 23 juillet à 21h

Auditorium de Saint-Geniez d'Olt

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2017-concert-23-juillet-a-21h-auditorium-de-saint-geniez-d-olt2018-01-03T20:44:22+00:00

LUDWIG VAN BEETHOVEN – Trio en sol WoO 37

Céline Nessi Flûte / Laurent Lefèvre Basson / Nicolas Mallarte Piano

FRANZ SCHUBERT – Fantaisie en fa mineur

Nicolas Mallarte Piano / Muhiddin Dürrüoglu Piano

JOHANNES BRAHMS – Sonate pour piano et violoncelle n°1 op. 38

Marie Hallynck Violoncelle / Muhiddin Dürrüoglu Piano

Séquence IV – De l’innocence à la plénitude musicale

LUDVWIG VAN BEETHOVEN (1770-1817)
Trio en sol WoO 37

Le trio pour piano, flûte et basson WoO 37 est difficile à dater : écrit à l’attention de la famille de musiciens Graff von Westerholt-Gysenberg entre1786 et 1790, il fut publié par Breitkopf et Härtel à Leipzig. Comme toutes les compositions de cette époque, les quatuors WoO 36 par exemple, le piano est assez prédominant dans le premier mouvement. Cette musique, très adaptée à la pratique amateur « à la maison », très développée en Allemagne, porte encore la marque d’un jeune compositeur à la recherche de sa plume. Le style, encore sous influence de l’école de Manheim, se libère un peu plus dans l’adagio en mode mineur, plus richement expressif, et mettant les bois en position de solistes. La conclusion avec variations achève le trio sur un ton enjoué.

FRANZ SCHUBERT (1797-1828)
Fantaisie en fa m D 940 op 103

La fantaisie en fa mineur D 940 fut composée entre janvier et avril 1882, et publiée l’année suivante, à titre posthume, sous le numéro d’Opus 103. De taille imposante et témoignant d’une maturité accomplie, elle fut dédiée à la comtesse Caroline Esterházy, la plus jeune des deux filles du comte Johann Karl Esterházy, auxquelles Schubert avait donné des leçons de musique, et avec lesquelles il était resté en contact à Vienne. En vingt minutes de pur bonheur musical, dix doigts, 56 touches blanches et 32 touches noires, c’est la réalisation la plus achevée de Schubert pour piano à quatre mains. La tonalité mineure, poignante, s’éclaire brièvement d’une incursion en mode de fa majeur. Un nouveau rayon de soleil transparaît à nouveau dans la deuxième section, largo, introduisant une mélodie chantante en mode majeur. La puissance des rythmes pointés fait place à un Allegro vivace doté d’un trio. L’ultime section nous plonge totalement dans le monde poétique de Schubert, avec la reprise cyclique du premier thème, et une référence appuyée à la forme du lied, dont Schubert sera le visionnaire le plus adulé de toute l’histoire de la musique.
Ce chef-d’œuvre fait partie des joyaux sacrés que les musiciens, Céline Nessi en premier lieu, emporteraient à tout prix en exil sur une île déserte, collectivement imaginaire  : une dédicace chaleureuse de cette interprétation sera offerte par Nicolas et Mühiddin à Céline à l’occasion de ce concert.

JOHANNES BRAHMS (1833-1897)
Sonate pour piano et violoncelle no 1, op. 38

Parallèlement à des récitals en compagnie du violoniste Joachim, Brahms composa et créa le premier concerto pour piano en 1859. L’accueil mitigé réservé à cette œuvre le conduisit à privilégier la musique pour piano solo et la musique de chambre. En 1861, ce furent les variations sur un thème de Haydn qui virent le jour, avec un accueil enthousiaste de la part des critiques. En 1863, le violoncelliste Josef Gänsbacher aida à sa nomination à la tête de la Singakademie de Vienne. En témoignage de sa gratitude, Brahms lui dédia la 1ère sonate en mi mineur opus 38, dont la composition entamée en 1862 s’acheva en 1865. D’abord imaginée en quatre mouvements, Brahms en ôta finalement l’Adagio pour revenir à une sonate sans mouvement lent. L’Allegro non troppo est noble et chaleureux, suivi d’un Allegretto quasi minuetto d’allure très gracieuse, et conclut sur un savant Allegro de style fugué.

Textes : Philippe Pierre