Mardi 21 juillet 2015 à 21h

Saint-Geniez - Église

/2015 Concert – 21 juillet à 21h – Saint-Geniez – Église
2015 Concert – 21 juillet à 21h – Saint-Geniez – Église2016-12-03T17:27:48+00:00

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HEINRICH HOFMANN (1842-1902) Sérénade en re M.op 65

I Allegro con moto – II Andante tranquillo – III Allegro vivace – IV Allegro vivo

Céline NESSI flûte  / Julien DIEUDEGARD violon  /  Manuel SOLANS violon /  Jean-Charles MONCIÉRO alto  /  Pauline BARTISSOL violoncelle  /  Yann DUBOST Contrebasse

LUDWIG VON BEETHOVEN (1770-1827) Septuor en mib M. op 20

I Adagio – Allegro con brio – II Adagio cantabile – III Tempo di menuetto – IV Tema con variazioni : Andante – V Scherzo : Allegro molto e vivace – VI Andante con moto alla marcia. Presto

Vincent PENOT clarinette  /  Jérôme ROUILLARD cor  /  Laurent LEFÈVRE basson  /  Amaury COEYTAUX violon  /  Geneviève STROSSER alto  /  Thomas DURAN violoncelle  /  Yann DUBOST contrebasse

Pour le concert d’ouverture, voici deux magni­fiques pages choisies parmi tes envois : Heinrich Karl Hofmann est de 45 ans ton cadet, (il est né le 13 Janvier 1842 à Berlin) et à la fois compositeur et pianiste. Son parcours de compositeur débute en 1873, avec sa « Ungarische Suite für Orchester » opus 16. L’année suivante, sa « Frithjof Symphonie » op. 22 fut pendant quelque temps, l’une des œuvres orchestrales les plus jouées en Allemagne. Son style est classique et rappelle Felix Mendelssohn et Robert Schumann. Bien qu’il fût durant les années 1870 et 1880, le compositeur allemand le plus joué, son œuvre a été largement oubliée dans sa propre vie. En outre, ses livres de chant choral et ses Lieder ont été également diffusés aux USA. On lui doit aussi de la musique de chambre et de la musique pour piano à quatre mains. En 1882 Hofmann a été admis à la Royal Academy of Arts, et en 1898, il a été nommé électeur du Sénat. La sérénade en ré Majeur opus 65, bien dans le goût du public de son temps, et lui vaudra un grand succès avant de tomber injustement dans l’oubli. Mais voilà qui est réparé !

Bien sûr, celui que tu vénères le plus parmi les compositeurs, Ludwig van Beethoven, ne saurait être absent de ce premier rendez-vous. Le septuor en mi bémol Majeur Opus 20, qui servit de modèle à ton magnifique octuor D 803 est bien évidemment une œuvre phare de la musique de chambre. Peut-être connais-tu la date à laquelle Beethoven commença à composer ces pages si célèbres et si populaires. Les esquisses conservées sont généralement datées de l’automne 1798 (1er et 4e mouvements), de l’été 1799 (2e, 3e et 4e mouvements), de la fin de l’été 1799 et de l’automne 1799 (5e mouvement). On peut au moins en déduire qu’il a travaillé à son septuor dans les années 1798/99. D’après une information communiquée par lettre, le septuor fut donné en concert le 20 décembre 1799, dans la petite salle du traiteur Ignaz Jahn, sous la direction d’Ignaz Schuppanzigh, puis le 2 avril 1800, dans le cadre de la «grande Académie de musique de Beethoven», au National-Hof-Theater. D’après les souvenirs de Doležalek, l’ami du compositeur, rapportés par Otto Jahn, le septuor aurait été «d’abord joué chez le prince Schwarzenberg». Dans le programme de l’Académie daté du 2 avril 1800, le septuor se situe en quatrième position : «Septuor dédié en toute humilité à Sa Majesté l’Impératrice et composé par le sieur Ludwig van Beethoven pour 4 instruments à cordes et 3 instruments à vent, tenus par les sieurs Schuppanzigh [violon], Schreiber [alto], Schindlecker [violoncelle], Bär [clarinette], Nikel [cor], Matausckeck [basson] et Dietzel [contrebasse].»

Le septuor remporte un grand succès, mais apparemment au grand déplaisir de Beethoven. Comme il ressort d’une lettre du 8 avril 1802, le compositeur assimile les amateurs du septuor à la «plèbe», à ceux qui apprécient de telles œuvres mais refusent par ailleurs ses compositions plus sérieuses et plus ambitieuses. Ceci correspond au souvenir évoqué plus tard par Carl Czerny : «Il ne supportait pas son septuor et s’irritait de l’approbation générale que celui-ci rencontrait» Et pourtant c’est ce même septuor que Beethoven remanie plus tard lui-même pour une autre formation instrumentale plus commode et qu’il publie : l’œuvre paraît en janvier 1805, sous le numéro d’opus 38, dans une version pour piano, clarinette (violon) et violoncelle.

Textes : Philippe Pierre